Théâtre pour les 3G : Le Passeur

Le mardi 5 mai, les élèves de 3G se sont rendus à la salle La Fraternité à Malmédy afin d’assister à une représentation un peu spéciale. La compagnie Domya avait mis en scène un roman de Loïs Lowry, Le Passeur en utilisant des marionnettes très originales.

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Résumé

Dans le monde où vit Jonas, l’amour et la guerre n’existent pas. Les inégalités n’existent pas. La désobéissance et la révolte n’existent pas. Les personnes trop âgées, ainsi que les nouveaux nés inaptes sont « élargis ». Personne ne sait ce que cela veut dire… Dans la communauté, une seule personne détient véritablement le savoir : c’est le Passeur. Lui seul sait comment était le monde, des générations plus tôt, quand il y avait encore des couleurs, des montagnes, de la neige et que les gens tombaient encore amoureux. Dans quelques jours, Jonas se verra attribuer sa future fonction dans la communauté. Ce que Jonas ne sait pas encore c’est qu’il est unique et qu’il deviendra à son tour le nouveau Passeur. Un destin extraordinaire qui pourrait le détruire…

Critique

Une mise en scène fascinante

La transposition du roman de Lowry est fidèle. Les marionnettes qui incarnent les habitants sont expressives à souhait. En noir et blanc, de grandeur humaine, elles évoluent selon la technique japonaise du bunraku, grâce à plusieurs manipulateurs en tenue sombre. Elles se déplacent alors avec une fluidité donnant l’impression d’une sorte d’apesanteur qui accroît l’étrangeté de leur lieu d’existence.

Nul temps mort. Les séquences, délimitées par des éclairages ponctuels précis, s’enchaînent. Les accessoires surgissent de la pénombre, s’installent. La connivence entre pantins et marionnettistes est presque une osmose, comme si les uns et les autres ne faisaient qu’un. La mentalité des citoyens de cette république imaginaire s’impose et suscite des réactions fortes tant la logique du système apparaît dans sa négation forcenée de l’humain.

Démonstration par l’absurde des vertus de la démocratie, Le Passeur permet de percevoir et de débattre de l’apport des possibilités d’épanouissement personnel et des évolutions sociétales. La liberté de décider de ses choix de vie reste le système le moins utopique qui soit, celui qui doit rester le modèle politique le moins mauvais

Michel Voiturier,

http://www.ruedutheatre.eu

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